cldcultureardecheverteardeche verteardecheardecheardeche verte

Vous êtes ici : Accueil » Développement rural » Charte Forestière » Limiter les risques incendies

Limiter les risques incendies


L’Ardèche verte a été touchée par les deux plus grands incendies du département de l’Ardèche depuis 35 ans. Ainsi, 1 900 ha ont été ravagés en 2000 autour d’Annonay et Bourg Argental (42) et 1 400 ha en 2003 à Pailharès et Lafarre.
En Ardèche verte, les risques incendies seront croissants dans le futur pour 2 raisons majeures :
- L’enfrichement en forte augmentation sur les espaces ruraux les plus isolés
- le changement climatique
Les plans cantonaux de Défense de la Forêt Contre les Incendies prescrivent de maintenir les coupures agricoles, de réduire les surfaces en landes dans la mesure où 60% des feux démarrent dans ce type de végétation.


5 années de travail


De 2009 à 2013, l’ensemble des opérations effectuées en Ardèche verte sur cette thématique des espaces enfrichés avaient pour but d’acquérir des connaissances ainsi que de tester des actions concrètes, d’en évaluer leur efficacité et leurs limites. Plus précisément, il s’agissait de :
- Evaluer le potentiel de développement du sylvopastoralisme pour les zones boisées peu productives sur le territoire ainsi que la capacité des élevages agricoles à valoriser les espaces enfrichés
- Mieux comprendre les causes socio-économiques et sociologiques de l’enfrichement sur le territoire
- Mobiliser les élus, les propriétaires et les éleveurs pour déployer des actions adaptées et concrètes afin de l’enrayer.

Ces 5 années de travail se sont ponctuées de deux études, d’une expérimentation de terrain avec des chèvres laitières, d’actions de rapprochement entre propriétaires et agriculteurs à Rochepaule et Pailharès.

Les espaces enfrichés : un potentiel fourrager à explorer


Si le terme sylvopastoralisme a été abandonné faute de valorisation sylvicole envisageable, il a été très clairement montré que l’utilisation d’un espace enfriché dans le système fourrager d’un élevage caprin était très bénéfique. Il a permis notamment de meilleures performances laitières des chèvres en début de lactation et de diminuer la pression parasitaire du troupeau.

L’animation foncière : un travail de fourmi


A Rochepaule, le travail d’une année, réalisé par Nicolas Delière, stagiaire, a permis de mesurer l’ampleur de l’enfrichement dans cette commune très rurale, de comprendre qui sont les acteurs qui entretiennent encore cet espace (agriculteurs mais aussi « jardiniers » et résidents secondaires) et d’analyser dans le détail la situation foncière sur la commune et les intentions des propriétaires. Des actions concrètes comme par exemple, le soutien des porteurs de projets déjà installés en vue de sécuriser leur foncier, la mise en place du pâturage des chemins communaux par le troupeau d’un élevage du village voisin, l’étude de faisabilité de la transhumance d’un troupeau ovin en période estivale. Mais pour envisager l’installation d’un élevage, la réflexion se porte désormais sur l’acquisition foncière par la commune, à l’image du travail réalisé par la commune du Monestier qui a mis en place en 2005 une ferme communale.

A Pailharès, la mise en lien entre agriculteurs et propriétaires a déjà permis de remettre en pâture 10 hectares enfrichés sur la commune.